Peindre pour moi jour après jour depuis plusieurs années c’est explorer un motif à l’infini.
Je travaille toujours autour de l’idée de répétition en laissant aller la petite musique intérieure.
J’expérimente divers supports : le bois, la toile et maintenant de grandes feuilles de papier kraft au hasard de la récupération, je les maroufle ensuite sur châssis. Mes personnages sont récurrents : yeux fermés, monde clos, mélancolie l’idée d'une maison enserrant le tout, l’exubérance des motifs et de la couleur surtout contrastant avec l’aspect méditatif voire absent des visages.
Je me crée un univers solitaire et chatoyant à la fois un refuge enlumine, avec quelque chose de l’imagerie médiévale et d'un éden révolu : je n'en aurai jamais fait le tour, il n’y a pas de but bien sur, sinon recommencer.
Les chapelles sont des endroits ou d'une certaine manière le temps s’est arrêté.Elles sont là, immuables, un peu solitaires dans la campagne, elles ont le charme des lieux oubliés ; entre sophistication et austérité, la blancheur des murs de chaux, les décors polychromes luisant dans l’ombre, la dorure et les drapés si travaillés des statues.
Ce contraste là qui est attirant et touche au point de vouloir habiter de façon éphémère ces lieux en y accrochant mes toiles quelques jours d’été.
Vers la » page de la brochure
Vers » l'historique de la chapelle
Edition 2009
Mise en place