« Parler de sa peinture c’est parler de soi en vérité. Or, c’est précisément la partie la plus énigmatique et cachée pour soi qui s’exprime dans ce que l’on peint. C’est quasiment mission impossible.
Bien sûr, on choisit ses formes, ses motifs, ses techniques, ses couleurs mais celles-ci sont choisies dans une infinité de possibles.
Ces choix, ce que j’appelle réécritures, c’est le style, c’est la singularité de l’artiste. Il est peut-être le plus mal placé pour en parler.
Réécrire le hasard c’est dans la manière de faire miennes les choses sur lesquelles pas plus que quiconque je n’ai pas eu la liberté de choix. […]
Réécrire c’est aussi introduire dans la peinture des signes et des graphismes tels que je les écris avec les mots qui me passent par la tête au moment ou j’écris ou dans des écritures étrangères que je trouve belle. La beauté de ces signes se suffit à elle-même. Il n’est pas utile d’y trouver un sens. La signification, si elle existe, est en prime et n’est pas nécessaire. »
Un aperçu de l'exposition
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